D'après Abou Mâlik Al-Ash'arî (رضي الله عنه), le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "La pureté rituelle (ou la propreté) représente la moitié de la foi
- La louange est à Allah, remplit la balance (du Jugement dernier)
- Gloire et pureté à Allâh ainsi que la louange (soubhanAllahi wal hamdoullillahi), remplit tout l'espace entre les cieux et la terre
- La prière est une lumière. L'aumône est une preuve (de foi sincère)
- La patience est une clarté
- Le Coran est un argument pour ou contre toi : Tous les hommes prennent le matin le chemin (du marché), il en est qui vend son âme (à Allah) et qui l'a ainsi affranchie; et il en est qui la condamne à sa perte éternelle (en la vendant au Diable)". (Mouslim)
Abou Sa'îd Al-Khoudri (رضي الله عنه) rapporte ceci : "Un groupe d'Ansarites demandèrent assistance matérielle au Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) qui la leur donna. Puis ils lui en demandèrent de nouveau et la leur donna. Jusqu'à l'épuisement de tout ce qu'il avait. Une fois qu'il avait dépensé tout ce qu'il possédait, il leur dit : "Tant que je détiendrai quelque bien je n'en serai jamais avare avec vous. Mais celui qui se refuse par fierté d'âme de tendre la main aux autres, Allâh lui sauvegarde sa fierté. Celui qui n'exprime pas son besoin, Allâh le met au-dessus du besoin. Celui qui s'astreint de patienter, Allâh lui en donne la force. Nul n'a reçu de don meilleur et plus abondant que celui de la patience"". (Al-Boukhâri, Mouslim)
Selon Souhayb Ibn Sinan (رضي الله عنه), le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Ce que l'affaire du croyant est étonnante! Son affaire ne comporte (pour lui) que du bien, et cette faveur n'appartient qu'au croyant : s'il est l'objet d'un événement heureux, il remercie Allâh et c'est là pour lui une bonne chose. S'il est victime d'un malheur, il l'endure avec patience et c'est là encore pour lui une bonne chose". (Mouslim)
Ousama Ibn Zayd (رضي الله عنه), le protégé et le bien-aimé du Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم), fils de son bien-aimé (رضي الله عنه) a dit : "La fille du Prophète (صلى الله عليه و سلم) envoya quelqu'un dire à son père : "Mon fils est dans l'agonie de la mort, viens donc nous tenir compagnie!".
Il lui envoya quelqu'un lui présenter son salut et dire : "Ce qu'Allâh a pris Lui appartient et c'est à Lui qu'appartient Toujours ce qu'Il a donné. Tout chez Lui est lié à un terme assigné à l'avance. Prends donc patience et espère-s'en la récompense d'Allah!".
Elle lui envoya de nouveau, l'adjurant avec insistance de venir auprès d'elle. Il se leva alors en compagnie de Sa'd Ibn 'Oubada, de Mou'adh Ibn Jabal, de Oubay Ibn Ka'b, de Zayd Ibn Thabit et d'autres (رضي الله عنهم). On leva le petit agonisant vers le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) qui le mit sur ces genoux alors que son âme commençait à bouger et à se troubler. Les yeux du Messager débordèrent de larmes.
Sa'd lui dit : "Qu'est-ce donc que cela, Ô Messager d'Allah?"
Il dit : "Cela est une miséricorde qu'Allâh le Très Haut a placé dans le c½ur de Ses esclaves".
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Dans une autre version : "Dans le c½ur de qui il a voulu de Ses esclaves. Et Allâh n'est MiséricorAllahx qu'avec ceux de Ses esclaves qui le sont eux-mêmes". (Al-Boukhâri, Mouslim)
D'après Souhayb (رضي الله عنه), le Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Jadis vivait un roi qui avait un sorcier. Quand le sorcier se sentit vieillir, il dit au roi : "Me voilà maintenant âgé. Envoie-moi donc un jeune homme pour que je lui enseigne la magie".
Il lui envoya un jeune homme. Sur son chemin vers le sorcier, le jeune homme rencontra un moine. Il s'assit auprès de lui et écouta ses paroles qui lui plurent. Il faisait ainsi chaque fois qu'il se rendait chez le sorcier. Quand il arrivait auprès du sorcier, ce dernier le frappait pour son retard. Il s'en plaignit au moine qui lui dit : "Quand tu as peur de la colère du sorcier, dis lui : "J'ai été retenu par ma famille" et quand tu crains la colère de la famille, dis lui : "J'ai été retenu par le sorcier".
Entre-temps, voilà qu'une bête énorme interdit le passage aux gens. Le jeune homme dit : "Aujourd'hui je vais savoir qui du sorcier ou du moine à la plus grande valeur".
Il prit une pierre et dit : "Seigneur Allah! Si l'½uvre du moine T'est préférable à celle du sorcier, tue cette bête afin de permettre aux gens de passer".
Il la frappa alors avec la pierre et la tua sur le coup. Les gens eurent ainsi la voie libre. Il vint en informer le moine qui lui dit : "Mon petit, tu es devenu maintenant plus fort que moi puisque tu es arrivé à ce miracle. C'est pourquoi tu vas certainement être mis à l'épreuve. S'il en est ainsi, ne dis à personne où je suis".
Ainsi donc le jeune homme en arriva à guérir l'aveugle de naissance et le lépreux. Il guérissait les gens de la plupart de leurs maladies. L'un des courtisans du roi qui était aveugle en entendit parler et se rendit auprès de lui avec de nombreux cadeaux. Il lui dit : Tout ce que tu vois là est à toi si tu arrives à me guérir".
Le jeune homme lui dit : "Je ne guéris personne moi-même mais c'est uniquement Allâh (تعالى) qui guérit. Si tu crois en Allâh (تعالى), je Le prierai et Il te guérira". Le courtisan crut en Allâh et Allâh le guérit. Il se rendit chez le roi et s'assit près de lui comme il en avait coutume.
Le roi lui demanda : "Qui donc t'a rendu la vue?".
Il dit : "Mon Seigneur et Maître".
Il lui dit : "Est-ce que tu as un Seigneur autre que moi?".
Il dit : "Mon Seigneur et le tien est Allah".
Le roi le jeta en prison et ne cessa pas de le torturer jusqu'à ce qu'il dénonçât le jeune homme. On fit alors venir le jeune homme et le roi lui dit : "Mon petit, te voilà arrivé à guérir avec ta magie l'aveugle-né et le lépreux et à faire telle et telle chose".
Le jeune homme lui dit : "Je ne guérit personne mais c'est Allâh (تعالى) seul qui guérit".
Il le jeta donc en prison et ne cessa de le torturer jusqu'à ce qu'il dénonçât le moine. On fit venir le moine et on lui dit : "Renie ta foi!" et il refusa de le faire. On ordonna d'apporter une scie qu'on lui plaça sur la raie de ses cheveux. On lui coupa ensuite la tête qui tomba en deux morceaux.
On fit alors venir le courtisan et on lui dit : "Renie ta foi!" mais il refusa. On lui plaça la scie sur la raie de ses cheveux et on lui coupa la tête qui tomba en deux morceaux.
On fit enfin venir le jeune homme et on lui dit : "Renie ta foi!" Mais il refusa. Le roi le jeta à quelques-uns de sa suite et leur dit : "Amenez-le à telle montagne et escaladez-la avec lui. Une fois parvenue à son sommet, demandez-lui de renier sa foi, sinon jetez-le du haut de la montagne. Ils le prirent donc avec eux et escaladèrent la montagne. Il dit : "Seigneur Allah! Sauve-moi d'eux par ce que Tu veux!".
La montagne se mit alors à branler. Ils tombèrent dans le vide et il vint dire au roi : "Allâh m'a sauvé d'eux".
Le roi le jeta à des gens de sa suite et leur dit : "Allez avec lui et mettez-le dans une grande barque. Une fois arrivés au large, demandez-lui de renier sa foi, sinon jetez-le à la mer".
Ils partirent avec lui et, une fois en pleine mer, il dit : "Seigneur Allah! Sauve-moi d'eux avec ce que Tu veux!".
La barque se retourna et ils se noyèrent. Il vint en marchant (sur l'eau) jusqu'au roi qui lui dit : "qu'ont fait tes compagnons?".
Il lui dit : "Allâh m'a sauvé d'eux".
Il dit alors au roi : "Jamais tu ne pourras me tuer si tu ne fais pas ce que je vais t'ordonner de faire.
"M'ordonner quoi?" demanda le roi.
"Tu rassembles ton peuple sur un même plateau puis tu me crucifie sur le tronc d'un palmier. Tu prends alors une flèche de mon carquois, tu places la flèche au milieu de la corde de l'arc et tu dis : "Au nom d'Allah, Seigneur et Maître de ce jeune homme", tu me tires alors la flèche et si, tu fais tout cela, tu me tueras sûrement".
Il rassembla donc les gens sur un même plateau, crucifia le jeune homme sur le tronc d'un palmier, prit une flèche de son carquois et la plaça au milieu de la corde de l'arc. Puis il dit : "Au nom d'Allah, Seigneur et Maître du jeune homme!".
Il tira alors la flèche qui alla se planter dans sa tempe. Le jeune homme porta la main à sa tempe et mourut sur le coup. Les gens dirent alors : "Nous croyons au Seigneur et Maître du jeune homme".
On vint dire au roi : "Que dis-tu de ce que tu craignais? Par Allah, te voilà donc atteint de l'objet de la crainte et voilà que ton peuple à cru en Allah".
Il ordonna de creuser des fossés à l'entrée de chaque route. On les creusa et on y alluma le feu.
Le roi dit : "Jetez-y tous ceux qui ne veulent pas renier leur foi".
C'est ce qu'ils firent jusqu'à ce que vint une femme avec son petit. Elle eut peur et refusa de se jeter dans le feu. Son enfant lui dit : "Mère! Patiente car tu es sur la juste voie"". (Mouslim)
Selon Abou Sa'îd et Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Il n'est pas une fatigue ou une maladie, ou un souci, ou une peine, ou un mal, ou une angoisse qui touche le musulman, jusqu'à l'épine qui le pique, sans que Allâh ne lui efface à cause de cela une partie de ses péchés". (Al-Boukhâri, Mouslim)
Abou Hourayra (رضي الله عنه) a dit, le Messager d'Allah(صلى الله عليه و سلم) a dit : "Celui a qui Allâh veut du bien se voit touché dans ce qu'il a de plus cher". (Al-Boukhâri)
Anas (رضي الله عنه) a dit : "Le messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Quand Allâh veut du bien de Son esclave, Il lui accélère son châtiment dans ce monde. Quand Il veut du mal de Son esclave, Il s'abstient de le châtier pour sa faute jusqu'à ce qu'il en reçoive sa punition entière le jour de la résurrection".
Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit aussi : "La grandeur de la récompense va de pair avec la grandeur de l'épreuve. Allâh (تعالى), quand Il aime les gens, les éprouve. Celui qui accepte l'épreuve avec abnégation aura la satisfaction d'Allah; et celui qui lui oppose son mécontentement, Allâh sera mécontent de lui". (At-Tirmidhi)